Pourquoi la Côte d’Ivoire

Amorcé en 2012, le nouvel élan économique de la Côte d’Ivoire se confirme.

Au cours des dernières années, la Côte d’Ivoire a opéré une transition remarquable et la reprise économique a été rapide : après avoir reculé de 4,7 % pendant la crise postélectorale de 2011, le PIB en volume a progressé en moyenne de 9 % entre 2012 et 2013 et même s’il a légèrement marqué le pas, à 7,9 %, en 2014, la croissance devrait rester robuste en 2015 et 2016, malgré un environnement international plus contraignant.

Cette croissance est soutenue à la fois par la demande intérieure et extérieure. Les investissements publics et privés dans le domaine des infrastructures et la consommation des ménages soutiennent la demande intérieure. La demande extérieure stimule de son côté les exportations des produits de base, grâce à des cours mondiaux orientés à la hausse.

De plus, le pays a retrouvé une relative stabilité après la crise, et est moins vulnérable sur le plan économique et social. La Côte D’Ivoire vise désormais le statut d’économie émergente et son gouvernement espère accélérer la mise en œuvre des réformes en faveur de la cohésion sociale et du capital humain. Il entend aussi bâtir une économie résiliente, favoriser le développement territorial et promouvoir l’intégration régionale.

Tous les grands secteurs ont contribué à ce redressement et ont créé de l’emploi. Des conditions météorologiques propices et l’introduction de prix plancher à la production pour les principaux produits d’exportation ont dopé l’agriculture, en particulier dans les filières du cacao, de la noix de cajou, du coton et des autres cultures vivrières (riz, plantain, manioc et maïs). Dans le secteur industriel, le lancement de grands projets publics d’infrastructure a engendré une augmentation générale de la production.

L’un des principaux défis pour rendre cette croissance inclusive porte sur le renforcement du rôle et la capacité managériale des collectivités locales afin d’initier des projets structurants générateurs d’emplois et d’accélérer l’accès des citoyens à des services modernes, de qualité, qui leur permettraient de gagner en productivité et en efficacité, et sur la capacité a pouvoir inscrire cette croissance dans la durée et de renforcer son impacts dans les zones rurales et les centres périurbains.

Alors que la Cote D’Ivoire offre beaucoup d’atout comme un réseau routier bien plus dense que la moyenne africaine, ou encore des terres agricoles et un climat qui permettent de développer une industrie agro-alimentaire hautement rentable, les perspectives d’investissement étrangers s’annoncent très prometteuses puisque le pays est l’un des trois, avec le Nigeria et le Ghana, a être ciblés en priorité par les fonds d’investissement privés compte tenu de facteurs tels qu’une main d’œuvre jeune, une classe moyenne émergente et une urbanisation rapide.

Depuis les élections d’Octobre dernier, de nouveaux grands projets d’infrastructures et de bâtiments sont programmés en Cote D’Ivoire, notamment à Abidjan ou dans les cinq ans a venir l’Etat s’engage à construire une route périphérique de 80 km, une zone franche de 500 hectares et 25 mille logements, un parc de loisirs dans une forêt de la région, un hôpital et un tramway.

Le district d’Abidjan doté d ‘une importante autonomie financière, comprend 6 millions d’habitants et abrite 80% de l’activité économique du pays, et compte créer une agence d’urbanisme destinée a être l’interlocuteur des opérateurs dans le domaine de l’aménagement de la ville intelligente, un secteur qui devrait connaître une croissance de près de 30% d’ici les trois prochaines années.